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La force du réseau

Parcours de coopérateurs

Paroles de coopérateurs

Florian Champoux, la main verte et coopérative

Florian Champroux - Terrauciel

Lauréat du concours « Jeunes, créez votre Scop ou Scic » organisé par l’Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées, Florian Champoux sait ce qu’il veut. Étudiant en école d’ingénieurs avec une spécialisation dans l’agronomie, Florian ne sait pas mettre un mot sur les valeurs qu’il porte et sur le style très militant qu’il décrit. Alors que son projet associatif Terreauciel voit le jour en 2013, le jeune toulousain va enfin trouver le modèle qui le caractérise le mieux : l’économie sociale et solidaire.
 

A la fin de ses études, alors qu’il réfléchit à créer son entreprise, il trouve par un heureux hasard une formation organisée par le parcours Adress et portée par la Communauté urbaine de Toulouse. C’est durant cette formation qu’il découvrira le statut coopératif. « Terreauciel était une association et cherchait le statut le plus approprié. En découvrant les statuts Scop et Scic, j’ai surtout apprécié l’idée de partager les bénéfices entre tous les salariés, c’était quelque chose de fort et qui pouvait amener de la coopération au sein de l’entreprise et l’envie de travailler les uns pour les autres. »
 

Officiellement en Scop depuis le 1er janvier 2017, Florian va élargir le champ d’actions de la coopérative avec le recrutement d’une 4e personne spécialisée dans le paysagisme comestible. « Le marché de l’agriculture urbaine était très calme, voire inexistant à la création de Terreauciel en 2013 mais après l’élection d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris, le marché s’est développé et la demande s’est accrue. On a même l’impression qu’il y a plus d’offres que de demandes. Même si le marché n’est pas encore trop concurrentiel, on sent qu’il y a une évolution. »
 

Aujourd’hui, la coopérative sort d’un premier bilan positif et au-dessus des résultats attendus. Florian se projette déjà sur les prochaines échéances. « Il n’y a pas une volonté de s’agrandir immédiatement. On préfère rester une entreprise à taille humaine pour mieux communiquer et mieux partager nos idées. » L’objectif est plutôt de développer la notoriété du secteur d’activité de l’agriculture urbaine. « On veut continuer à se faire connaître auprès de nos différentes cibles telles que les constructeurs et promoteurs immobiliers, les architectes, etc., pour prouver aux entreprises classiques (sic) que les entreprises de l’économie sociale et solidaire peuvent également répondre aux attentes et sensibiliser à la consommation responsable. »
 

Pauline Chatin ou l'art de faire converger deux univers

Pauline Chatin - Vigne de cocagne

Pauline, fondatrice et gérante de Vigne de cocagne, à Fabrègues près de Montpellier, a grandi en région toulousaine dans une famille d’origine agricole  . Elle entreprend d’abord des études en Sciences politiques, puis, après une école de commerce en région parisienne, elle démarre sa carrière dans le conseil en développement durable. En parallèle, elle entreprend un BTS en viticulture, secteur qui la passionne très vite.  « Au cours de cette formation, je me suis vite rendu compte que la viticulture est un métier particulièrement adapté à l’insertion ».



Elle décide alors de faire le pont entre deux besoins : celui de personnes à la recherche d’un emploi, et celui des exploitants viticoles ayant des difficultés à recruter. Le projet naît grâce à sa rencontre avec le fondateur du réseau Cocagne, « lors d’une conférence, je lui ai fait part de ce constat, il m’a dit ‘ si tu y vas, on te suit ‘ ». Elle passe également du temps dans des incubateurs, celui d’Antropia Essec d’abord pour transformer son idée, elle intègre ensuite Alter’Incub l’incubateur de l’Union régionale des Scop d’Occitanie - Pôle Méditerranée pour lancer le projet. « Ma rencontre avec les élus de la commune de Fabrègues a également été déterminante. Ils avaient acheté le domaine de Mirabeau avec l’envie d’en faire un projet ayant du sens pour la commune ».


La commune fait désormais partie de la Scic Vigne de Cocagne qui a vu le jour en novembre 2017, aux côtés d’autres sociétaires tels que le réseau Cocagne  et le Conservatoire d’espaces naturels régional. « La dynamique avec nos sociétaires est très riche et positive. Ils prennent pleinement leur place et c’est important pour moi de savoir que j’ai un véritable appui dans les orientations stratégiques. C’est ce qui fait tout l’intérêt de la Scic : avoir une convergence de regards sur les enjeux du projet. Et puis, cela correspond parfaitement aux valeurs que j’ai voulu intégrer dans ce projet : une gouvernance démocratique, désintéressée ; et 100 % de nos résultats sont en réserve ».



Vigne de Cocagne est aujourd’hui le premier vignoble d’insertion en France. La Scic compte deux permanents sociétaires, et deux salariés en insertion (bientôt un troisième). Les premières vendanges ont lieu ce mois de septembre, et c’est avec une grande fierté que Pauline évoque cette échéance. La première cuvée est déjà en prévente sur le site blubees.



Vigne de Cocagne développe également un pilier environnemental : « On a lancé la conversion de l’exploitation en bio et on travaille sur des projets d’agroécologie sur la gestion du sol, de l’enherbement, la réimplantation de haies etc. C’est un challenge en plus, mais qui nous motive et apporte du sens ! ».

Bejamin Rivier, l'union fait la Scop

Benjamin Rivier - Le Filament

A 32 ans, Benjamin est dirigeant du Filament, Scop du numérique spécialisée dans les logiciels libres, située à Toulouse. Diplômé de l’Institut national des sciences appliquées, Benjamin rejoint un groupe industriel spécialisé dans l'avionique et l'organisation des technologies de l'information. Bien que l’expérience acquise et les nombreuses missions confiées lui paraissent enrichissantes, Benjamin décide de quitter l’entreprise. « La politique du groupe devenait bloquante. Il y avait des limites qui étaient liées au fonctionnement. Et j’avais une certaine sensibilité par rapport à la place de l’humain dans l’entreprise ».



Après 6 mois de voyage en Asie, Benjamin revient avec un mental  d’entrepreneur. « Je voulais prendre le temps d’évaluer les orientations stratégiques d’une potentielle future entreprise ». Benjamin se forme à plusieurs technologies à mesure que les projets s’accumulent. Et il s’installe temporairement dans les locaux de la Scop Palanca à Toulouse. « C’est en voyant les coopérateurs de la Scop que j’ai pu mesurer le fonctionnement coopératif ».



En 2015, Benjamin créée Le Filament, spécialisée dans la conception de sites web et la gestion de systèmes d’information. « Le numérique est un outil, non une solution. C’est la réflexion stratégique qui va permettre d’optimiser son utilisation ». Mais le jeune entrepreneur ne compte pas diriger l’entreprise tout seul car « tout seul, on va plus vite mais ensemble on va plus loin ». Avec une connaissance de longue date et après plusieurs échanges pour remodeler le projet du Filament, la Scop est lancée.



Aujourd’hui, le Filament se prépare à accueillir un 3e associé car la Scop appartient à tous ceux qui permettent son développement mais aussi et surtout au groupe. « L’idée est que le concept perdure et que chacun trouve son rôle dans la structure pour permettre l’évolution du Filament et l’arrivée de nouveaux coopérateurs ». Et Benjamin préfère conclure sur l’importance des échanges entre structures « l’intercoopération est essentielle pour nous car cela permet d’identifier des structures et des compétences complémentaires tout en apprenant les uns des autres ».

Aymeric de Baritault, coopérateur en herbe

Aymeric de Baritault - Régate

A 33 ans, Aymeric de Baritault a déjà « vu du pays » si l’on peut dire. Après des études scientifiques à l’Université Bordeaux 1 et la validation d’un master automatique et mécatronique, Aymeric part pour la capitale afin de travailler dans l’aérospatiale avant de rejoindre une entreprise et aéronautique à Toulouse.
Mais Aymeric attend autre chose de sa vie professionnelle et quitte son travail définitivement : « j’avais envie de nouveauté, d’être plus créatif. C’est peut-être la barrière des 30 ans qui m’a fait réfléchir (rires) mais je suis parti du principe que ça ne sert à rien de se bloquer si l’on n’est pas satisfait. Donc j’ai quitté mon boulot. »


Pour sa reconversion, le jeune toulousain a une idée bien précise : développer Upcircus, une plateforme web qui vise à proposer au public des initiatives de l’économie circulaire (recyclage, valorisation des déchets, upcycling).  « Je ne connaissais rien de l’ESS ou du modèle coopératif, mais c’était assez séduisant car il n’y a pas de système dictatorial et, au contraire, c’est une optique qui a de l’avenir. J’étais persuadé qu’il y avait un challenge à associer l’économie actuelle à l’ESS ».
Retenu pour intégrer la 5e promotion de Catalis, l’incubateur de l’UR Scop Midi-Pyrénées, Aymeric a participé au 1er Hackathon de l’innovation sociale. Pour l’occasion, il s’est appuyé sur deux développeurs de Beweb, Alice Gabbana et François Flachet, afin de développer l’application mobile Upcircus. A l’arrivée, l’équipe a remporté le prix Buzz décerné par Alter’Incub.



Et la suite ? Aymeric s’apprête à intégrer la CAE Régate à Castres « pour pouvoir avoir un statut juridique en limitant les risques ». En parallèle, il a finalisé et lancé son application mobile, toujours avec François et Alice. Mais la priorité pour Aymeric aujourd’hui, c’est de trouver un associé « pour évoluer plus vite et créer officiellement notre Scop ». Aymeric n’est pas encore un coopérateur. Mais il a tout pour le devenir.

Scop, Scic, CAE en action !

Rhizobiome : coopérer pour la nature

Scic Rhizobiome - Tarn

Créée en 2006 dans le Tarn,  Rhizobiòme est une coopérative née de la rencontre de professionnels de la protection de la nature et de propriétaires privés animés par le souci commun de la préservation du patrimoine naturel. Ils sont partis d’un constat clair : le patrimoine naturel est pour l’essentiel en France en propriété privée. Toute volonté de sauvegarde de ce patrimoine devrait donc passer par une coopération avec les propriétaires ou les gestionnaires de ces espaces.

Rhizobiòme anime le Réseau SAGNE (les sagnes sont les zones humides en occitan) qui vise à promouvoir la conservation des zones humides de Midi-Pyrénées, et plus particulièrement du département du Tarn. Ce programme émane de la volonté de l’Agence de l’eau Adour-Garonne de voir préservées les zones humides nombreuses, de petites tailles et éparpillées sur son bassin. Le même programme  a été développé dans l’Aude sur le versant sud de la Montagne Noire (région Languedoc-Roussillon) à partir de 2011, à la demande de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Comme rien n’avance sans sensibilisation et pédagogie, Rhizobiòme propose au grand public des expériences sur le terrain, des temps d’échanges, de débats, de questionnements, des temps de pause, des moments à vivre autour des questions du rapport de l’Humain à la Nature. Dans la même dynamique, le Res’Eau Sol est un projet de science participative porté par Rhizobiòme , sur les sols dits « secs », dynamique d’apprentissage collectif à partir d'observations de terrains. Le Rés'Eau Sol réunit un groupe de personnes volontaires (agriculteurs et forestiers) pour observer et comprendre les phénomènes de mouvements d’eau dans le sol, sur leurs propres parcelles.

Coopérer plutôt que contraindre, responsabiliser plutôt qu’assister, tels sont les maîtres mots de l’action de Rhizobiòme pour la conservation du patrimoine naturel.

Start-Up Coopératives

Ecozimut

La Scop EcoZimut a été créée le 28 Septembre 2013 sous la volonté de 4 associés. La coopérative est spécialiste du domaine de l’étude thermique, de l’audit énergétique et de la maîtrise d’œuvre en bâtiments économes et respectueux de l’environnement

Faire de la terre le béton de demain

Palanca

Dans un contexte en transition, Palanca, Scop Toulousaine créée en 2012, a pour objet d'augmenter l’efficacité économique et le sens des activités que ses clients développent en recherchant l’agilité et la collaboration.

Changer le monde passe d’abord par se changer soi. Une fois qu’on est dans un chemin, on s’améliore, ensuite on rayonne.

Yokwé film

Après deux années passées au sein de la Coopérative d’Activités et d’Emploi (CAE) « La Maison de l’Initiative », deux journalistes de formation décident de voler de leurs propres ailes pour créer, en juin 2017, leur Scop, spécialisée dans la réalisation et la production audiovisuelle.

Raconter des histoires avec de belles images

Immediat

Immédiat est un centre de formation aux stratégies de communications web et contenus numériques. Basé à Toulouse, Immédiat a été créé en Scop en 2017 par deux anciens journalistes, Pierre Vincenot et Xavier Lalu, qui accompagnent au quotidien les entreprises dans leur transition numérique en leur apportant leurs expertises de création de contenus numériques.

Si on veut revendre la société dans les deux ans, ce n’est pas la peine de créer une Scop » Pierre Vincenot, directeur associé, gérant et formateur chez Immédiat.

Terrauciel

Terreauciel, Scop spécialisée dans l’agriculture urbaine avec deux pôles : bureau d’études en agriculture urbaine et paysage, exerce son activité à Toulouse et dans toute la France. Initialement créée sous forme d’association en 2013, elle s’est transformée en Scop en 2017. 

 

En découvrant les statuts Scop et Scic, j’ai surtout apprécié l’idée de partager les bénéfices entre tous les salariés

Découvrez les start-up coopératives de la région Occitanie sur : http://www.start-scop.fr

Scop en croissance : CAP 70 000 !

Ethiquable

« On est dans une économie où, si on ne fait pas de croissance, on stagne et on se fragilise »

Rémi Roux, gérant d‘Ethiquable spécialisée dans le commerce de produits bio et issus du commerce équitable, nous explique comment la Scop s’est développée, dans un environnement économique où croître est une nécessité.

Hygie Sphère

« Une entreprise qui ne se développe pas prend le risque d'être systématiquement en difficulté »

La Scic Hygie Sphère, spécialisée dans le nettoyage courant et spécifique, écologique et basée à Montpellier (34) a choisi pour son développement un modèle de croissance interne

Crealead

Crealead, c’est une entreprise partagée par des co-entrepreneurs qui mutualisent des ressources et des services tout en développant leur propre activité et ainsi se consacrent à 100 % à leur cœur de métier.

Découvrez plus de témoignages de coopératives en croissance sur : https://bit.ly/2YiOVOX